Le domaine du Lavardin en Vendomois, Uchronie des Royaumes Renaissants (1451 - ?)
 
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 [AIDE] Blason : Ornements

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LLyr di Maggio
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MessageSujet: [AIDE] Blason : Ornements   Ven 10 Aoû - 15:53

Autour de l'écu, de nombreux ornements complètent les armoiries des seigneurs, signes:
  • de reconnaissance à la guerre et dans les tournois (cimiers et lambrequins),
  • précisant le rang (manteaux, casques et couronnes),
  • indiquant les distinctions reçues (ordres de chevalerie et de mérite),
  • portant témoignage de leur idéal (devises et cris de guerre)
  • renforçant le caractère somptueux de l’écu.


Les Casques et les couronnes

Dans l’armement défensif médiéval, le casque reste un élément vital, puisqu’il protège la partie la plus vulnérable du corps. Au XIème siècle, devant préserver le combattant des flèches qui sifflaient de toutes parts, il lui masquait la plus grande partie du visage, le rendant méconnaissable. Vers 1200, le casque au sommet aplati couvrant intégralement le visage fut substitué au casuqe conique. A partir du XIVème siècle, l’invention de la poudre, permettant de combattre l’ennemi à distance, restitua au casque une forme plus simple et adaptée au combat et au tournoi.

Jadis, le casque ou heaume qui timbrait l'écu était dessiné de profil. Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en interdit complètement l’usage.

Ornements fréquents en Héraldique, les couronnes marquent initialement la royauté. Puis du XIIIème au XVème siècle, elles se normaliseront en fonction de la hiérarchie nobiliaire (roi, prince, marquis, duc, comte, vicomte, baron, etc)
Au cours du XVème siècle en France, sous l'essor de Jehan de Volpilhat, Tristan de Salignac dict Biquette et tant d'autres..., l'expression du rang par la couronne est adopté. Elle devient alors le timbre indiquant son importance dans la hiérachie politique.

La couronne fermée, signe de souveraineté, est d'abord l'apanage du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Empire). Les rois des François adopte une couronne ouverte fleurdelysée. Enfin en 1455, l’Hérauderie Renaissante Françoise termina de donner à chaque titre de noblesse sa couronne :
  • couronne ouverte fleurdelysée pour le roy, les princes,
  • couronnes à fleurons pour les marquis et les ducs,
  • couronnes à perles pour les comtes et les vicomtes,
  • simples torcils pour les barons, les seigneurs et les chevaliers.

Les timbres des villes sont une couronne murale, crénelée et maçonnée surmontant le blason.

Les timbres écclésiastiques sont la tiare du pape, à trois couronnes superposées ; la mitre des évêques et des archevêques, accompagnée de la crosse et d'un chapeau : rouge pour les cardinaux, vert pour les évêques, violet ou noir pour les prélats. Le nombre des houppes latérales varie avec la dignité.

Les Cimiers et Lambrequins

Le heaume conique du XIIème siècle est constitué d’éléments métalliques assemblés dont le sommet offre un joint pouvant être mini d’ornements tels que crinières, plumes… Le heaume aplati se prête, quant à lui, à l’adjonction d’un décor plus complet : petits étendards, branches, cornes, le plus souvent assemblés en paires… Cette ornementation, destinée à faciliter la reconnaissance de l'identité des seigneurs sur les champs de batailles ou en tournois, est appelée le cimier.

Le cimier représente souvent le buste de l'animal qui figure sur le blason (lion, aigle...), ou encore, des ailes, des cornes, des plumes, motifs le plus souvent peint aux couleurs de l'écu. Au XIIIème siècle, les cimiers deviennent des emblèmes personnels et héréditaires en France. Dans les pays du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Saint Empire), ils servirent même de brisure. Malheureusement en raison de leur fragilité, peu de pièces complètes de cimiers ont résisté au temps.

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en interdit complètement l’usage.

Derrière le casque, pour protéger le métal du soleil, le chevalier portait un couvre-nuque métallique. A cette pièce de métal inadaptée sous le climat torride du Moyen-Orient, les Croisés substituèrent une petite cape en étoffe plus légère et offrant une meilleure protection contre le soleil. Petite cape, qu'ils étaient fiers de ramener du combat tailladée par les coups.

De ces pièces de tissus plus ou moins longues, les artistes ont tiré un motif ornemental aux élégants effets de pliages et/ou de retombées nommés les lambrequins, qu’ils ont adaptés aux exigences héraldiques. Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en toléra l’usage occasionnel à la haute noblesse à savoir roi, prince, duc, marquis et comte (De plus en plus découpés à partir du XIVème siècle, les lambrequins IRL devinrent, avec la Renaissance, un élément décoratif assez proche des feuilles d'acanthe, aux couleurs du blason).

Les Ordres de Chevalerie et de Mérite

A l'époque des croisades et de la Reconquista, les chevaliers aristotéliciens se regroupent en Ordres caractérisés par la soumission à une règle, comme les Ordres religieux : l'Ordre de Santiago , l'Ordre Teutonique, l'Ordre des chevaliers francs, l'Ordre des templiers, etc.

Au XVème siècle, la puissance de ces Ordres conduisit le Roy des François à en prendre le contrôle (l'Ordre de la Licorne , l'Ordre du Saint-Esprit, etc) ou à défaut, à ne les autoriser en son royaume qu'après reconnaissance de sa part : l'Ordre des Chevaliers de l'Hopital de Saint Jean de Jerusalem, etc.

Par la suite, les souverains créent leurs propos Ordres de chevalerie et/ou de mérite, dits Ordre de cour, qu'ils contrôlent étroitement et dont ils font de plus en plus ouvertement un instrument de leur politique : l'Ordre de Saint Ouen (Ile-de-France), Ordre de l'Etoile (Ile-de-France), Ordre du Grand Couvain (Limousin-Marche), l'Ordre de la Salamandre (Touraine), l'Ordre de la Croix du Languedoc (Languedoc), l'Ordre des Champions du Poitou (Potou), l'Ordre de la Toison d'Or, (Bourgogne), l'Ordre du Chevalier au Cygne (Artois), l'Ordre de Sainte Illinda (Flandres), etc.

Dès le XIVème siècle, le titulaire d'un Ordre fait figurer dans ses armoiries, son collier autour de l'écu ou pose l'emblème de son ordre sur l'écu. Dans le cas où le titulaire possède plusieurs colliers, ils seront disposés sous l’écu en fonction de leur rang : le plus important à l’extérieur et le moins élevé vers l’intérieur.

Les Devises et cris de guerre

Les devises, inscrites sur un phylactère ou listel, sont des emblèmes figurant sur les armoiries complètes, au-dessous de l'écu. Elles révèlent en quelques mots le credo religieux (foi), politique (l'idéal) ou social (le tempérament) de son titulaire. Ces devises sont souvent personnelles et attachées à une dynastie ou à un Etat.

Les armoiries portent aussi, au-dessus du casque ou de la couronne, une banderole contenant un cri de guerre. Il était à l’origine un signal sonore destiné à se faire reconnaître ou à rallier sa troupe dans la cohue des combats ou dans l’obscurité : on criait alors le nom de son chef ou de sa Maison, où à des invocations dont l’origine est parfois très ancienne :
  • "Santiago!" (Espagne),
  • "Montjoye Saint-Denis!" (Roy des François),
  • "Vlaanderen denn Leeuw!" (Flandres au Lion),
  • "Plutôt la Mort que la Souillure" (Bretagne).

Les Supports et pavillons

A partir du XVème siècle, l'écu est encadré par des supports qui le tiennent et semblent le montrer. L'Hérauderie Renaissante Françoise en réserva l'usage à la haute noblesse à savoir roi, prince, duc, marquis, comte et aux offices royaux.

La plus grande variété existe parmis ces ornements, d'un effet essentiellement décoratif, mais qui sont également blasonnés. Leurs noms différents selon leur nature, ils sont appelés:
  • Supports, lorsqu'ils sont représentés par des animaux tel le lion et la licorne du Royaume d'Angleterre,
  • Tenants, lorsqu'ils sont représentés par des êtres humains, des anges,
  • Soutiens, lorsqu'ils sont représentés par des arbres ou des objets inanimés,

Au XVème siècle également (XVIIème siècle IRL), les souverains commencent à montrer leurs armoiries enveloppées d'un manteau ou pavillon, sorte de tenture parfois brodée de petits meubles, doublée d'hermine, accrochée à une couronne ou à un dais et servant de fond à tous les éléments composant les armoiries complètes de son noble propriétaire.

Le pavillon héraldique s’inspire des vastes tentes souvent utilisées par la noblesse contrainte à une vie tumultueuse et itinérante. Sous ces structures de toile, prenant parfois l’ampleur de véritables pavillons démontables se déroulaient rencontres officielles et négociations, dont la solennité était le prétexte d’un luxe parfois inouï.
Le manteau, pour sa part, est directement inspiré du tabard porté par les hérauts et reproduit généralement le contenu de l’écu sur ses parties latérales.

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise réserva l'usage du manteau aux Roy et pairs des François mais limita l'usage du dais au Roy et aux princes du sang.

Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Claude Wenzler, "L’héraldique" ; Jehan de Volpilhat Des ornements entourant l'écu

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