Le domaine du Lavardin en Vendomois, Uchronie des Royaumes Renaissants (1451 - ?)
 
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 [Ville IG] Chinon

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LLyr di Maggio
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MessageSujet: [Ville IG] Chinon   Lun 31 Déc - 16:01



Héraldisme
Ville IG
Description du Blason : De gueules à trois châteaux composés chacun de trois tours d'or pavillonnées et girouettées de même, posées 2 et 1 et accompagnées de trois fleurs de lis aussi d'or posées en pairle
Ancien nom : -
Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : -
Nom des habitants : Chinonnais, Chinonnaises

Histoire (réelle)
L'origine de la ville est ancienne, le site du Chateau était occupé par un camp fortifié dès l'époque Romaine.

Saint Martin, l'Eveque de Tours, préche l'évangile à Chinon à la fin du IVème siècle.

Au Vème siècle Saint Brice fonde une nouvelle église à Chinon sur le coteau, elle est dédiée à Saint Martin.

La Collégiale Saint Mexmea été élevée sur le tombeau de ce disciple de Saint Martin.

Au milieu du Xème siècle Chinon est le siège d'une Viguerie assez étendue. Le Seigneur en est Thibault le Tricheur Comte de Blois et de Tours. Il fait agrandir et reconstruire le Chateau qui reste jusqu'au milieu du XIème siècle un point d'ancrage des Comtes de Blois dans leur lutte contre les Comtes d'Anjou. Emma de Blois, fille de Thibault le Tricheur et épouse de Guillaume FieraBras, Comte de Poitiers, hérite de la Seigneurie de Chinon. Elle se refugie dans le Chateau, après un épisode où elle avait maltraité la Vicomtesse de Thouars, pour se proteger de son mari et du Vicomte de Thouars.

A la mort d'Emma, la Seigneurie revient aux Comtes de Blois jusqu'en 1044 où, à l'issue de la bataille de Nouy, Geoffroy II Martel Comte d'Anjou, le vainqueur, s'en empare. La ville et le chateau vont rester pendant près de 150 ans la propriété des Comtes d'Anjou.

En 1045 Geoffroy Martel emprisonne dans le chateau le Comte de Poitiers Guillaume le Gros. En lutte pour le titre de Comte d'Anjou, Geoffroy le Barbu est vaincu par son frère Foulques le Réchin et emprisonné 28 ans dans une prison du Chateau de Chinon.

En 1151, à la mort de Geoffroy Plantagenet Chinon passe à son second fils Geoffroy, mais en 1154 l'ainé, Henri Plantagenet prend la ville et oblige son frère à lui ceder tous ses droits.

Henri qui est déjà Comte d'Anjou et Duc de Normandie devient Roi d'Angleterre, c'est le fondateur de la Dynastie des Plantagenets qui va regner trois siècles sur l'Angleterre. Henri II fait de Chinon sa résidence principale et il est mort dans le Chateau en 1189. Son fils Richard Coeur de Lion y séjourne aussi. Quand il meurt en 1199, le Gouverneur de Chinon, Robert de Turneham ouvre les portes de la ville à Jean sans Terre, frère de Richard aux dépens de son neveu Arthur de Bretagne.

Jean sans Terre devient Roi d'Angleterre et séjourne fréquemment à Chinon, c'est là qu'il épouse Isabelle d'Angouleme le 30 aout 1200.
A l'automne 1204 le Roi de France Philippe Auguste engage les opérations pour prendre Chinon et s'empare du Fort Saint Georges. Le siège est conduit par Guillaume des Roches et il va durer huit mois. La ville tombe le 24 juin 1205 achevant ainsi la conquete de la Touraine par Philippe Auguste.

La ville et le chateau passent alors dans le domaine direct du Roi de France jusqu'en 1370. Philippe Auguste, Saint Louis et Philippe III le Hardi y font de fréquents séjours et les défenses de la ville et du chateau sont renforcées.

En 1370 la Touraine, avec Chinon, est donnée en apanage à Louis d'Anjou puis aux fils du Roi Charles VI: Jean et Charles qui deviendra le Roi Charles VII.

C'est l'époque de la Guerre de Cent Ans avec de nombreux troubles, en 1413 la ville est prise par le parti Bourguignon, elle est reprise en 1414 par le Sire de Gaucourt pour le compte du Dauphin Charles. En 1423 Chinon est d'abord attribué à la Reine Marie d'Anjou puis à un Ecossais Archibald de Douglas et revient enfin à Louis d'Anjou, le frère de la Reine Marie. En 1425 Chinon est attribué à Arthur de Richemont pour prix de sa réconciliation avec Charles VII et il y recoit l'épée de Connétable le 7 mars 1425. Le Roi reprend possession de la ville en 1427 et s'y installe avec la Cour.

Chinon devient alors la capitale du Royaume (bien réduit !) de Charles VII. Les Etats Généraux de la France s'y réunissent à l'automne 1428 et le 8 mars 1429 Jeanne d'Arc vient à Chinon proposer ses services au Roi.
Jusqu'en 1450 Chinon est le siège du gouvernement Royal. En 1433 le Connétable de Richemont enlève, à l'intérieur meme du chateau, le favori du Roi, Georges de la Trémoille. En 1446 le Duc Francois de Bretagne vient y rendre hommage au Roi de France. C'est à cette époque que se batissent les nombreuses belles maisons de Chinon qui subsistent encore de nos jours, elles permettent de loger les grands Seigneurs et les Officiers du Roi. A l'été 1449 Charles VII lance la campagne qui va bouter les Anglais hors de France. Il rejoint ses armées et ne reviendra quasiment plus à Chinon.

Le Roi Louis XI confie la garde du chateau de Chinon à Philippe de Commynes en 1477, c'est ce dernier qui fait achever la construction de l'Eglise Saint Etienne. Pourtant la grande époque de Chinon est terminée meme si la construction de belles demeures continue au début du XVIème siècle.

A partir du XVIème siècle Chinon n'est plus un centre d'interet dans la vie Francaise, les Rois n'y viennent plus et la ville est intégrée au Duché de Richelieu.

Pourtant la ville revient sur le devant de la scène lors de la Révolution Francaise. Le quartier général de l'Armée de Chinon, constituée contre les Vendéens, s'y installe. Quand ces derniers s'avancent la ville est évacuée et les Vendéens l'occupent du 12 au 22 juin 1793. Plus tard, le 4 décembre de la meme année, Lepetit, du Comité Révolutionnaire de Saumur, qui conduit à Paris des prisonniers Vendéens en fait fusiller 200 à l'entrée ouest du centre ville. Une plaque commémorative rappelle ce triste évenement.

La Ville-Fort à l'ouest, en contrebas du château, qui conserve un habitat urbain ancien en pan de bois ou en pierre particulièrement dense.

L'ancien quartier des chanoines à l'est, autour de la collégiale Saint-Mexme, qui présente un caractère beaucoup moins dense, car composé d'anciennes maisons de chanoines, pourvues de jardins.
Le quartier Saint-Etienne, qui occupe l'espace entre les deux précédents, est un ancien faubourg voué des origines aucommerce et à l'artisanat et
intégré dans les fortifications urbaines à la fin du Moyen Age.

L’habitat urbain reste très marqué par l’architecture du XVe siècle, et témoigne de l’époque où le roi Charles VII et sa cour résidaient régulièrement à Chinon, dans le contexte de la guerre de Cent ans.

Outre leur caractère pittoresque, ces différents quartiers possèdent des richesses architecturales nombreuses, particulièrement concentrées le long de la principale voie est-ouest de la ville : la rue « haute », qui traverse la ville dans toute sa longueur.

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MessageSujet: Re: [Ville IG] Chinon   Lun 31 Déc - 16:01

Lieux Particuliers
  • Abbaye de Fontevraud : Au XIIéme siècle Chinon est quasiment la capitale de fait de l' Empire Plantagenet (qui allait des Pyrénées à l'Ecosse). Henri II Plantagenet est mort à Chinon en 1189.

    L'Abbaye de Fontevraud est la nécropole des premiers Plantagenets qui de Comtes d'Anjou sont devenus ensuite Ducs de Normandie, Ducs d'Aquitaine puis Rois d'Angleterre pendant plus de trois cent ans.

    Henri II Plantagenet et sa femme Aliénor d'Aquitaine, leur fils Richard Coeur de Lion reposent à l'Abbaye de Fontevraud toute proche. On peut y voir leur gisants.

    C'est Robert d'Arbrissel qui a fondé cette Abbaye à la fin du XIème siècle. Elle était destinée à la fois aux hommes et aux femmes et a toujours été dirigée par une Abbesse. Dès sa fondation elle a bénéficié du soutien du pape Urbain II et des Comtes d'Anjou. En conséquence son développement a été rapide et elle était totalement constituée à la mort de Robert d'Arbrissel en 1117.
    En 1150, à l'aube du développement de la puissance des Plantagenets, l'Abbaye supervisait près de 5000 personnes répartis dans une centaine de Prieurés et Couvents en France, en Angleterre et en Espagne. C'était un ensemble considérable pour l'époque.
    Au XVIIème siècle 50 Prieurés relevaient encore de l'Abbaye qui à Fontevraud meme hébergeait 230 religieuses et 50 moines.

    Jusqu'au XVIIème siècle l'Abbesse était élue directement par les Religieuses, ensuite cette élection se fit à partir de candidates présentées par le Roi de France.
    Trente sept Abbesses se sont succédées à la tete de l'Abbaye, elles provenaient toutes de très grandes familles Seigneuriales. Quatre filles du Roi de France Louis XV furent éduquées à Fontevraud.

    La Révolution Francaise a mis fin à l'existence de l'Ordre de Fontevraud. En 1804, pendant le Premier Empire, Napoléon fit affecter les batiments de l'Abbaye en prison pour les condamnés de droit commun. Elle le restera jusqu'en 1963.

    Depuis elle a bénéficié de travaux de restauration importants. C'est devenu un des monuments les plus visités du Val de Loire.
  • L'Eglise Abbatiale a été construite au XIIème siècle. Ses dimensions (85m sur 16m et le transept fait 38 m de long) sont le témoignage de l'importance du monastère.
    Le Choeur entouré d'un déambulatoire et le transept ont été construit en premier, la nef a été réalisée ensuite. La photo de gauche montre l'abside principale et les absidioles et la photo de doite la facade de l'église.
  • Eglise Saint Michel : Fontevraud possède également une belle église paroissiale dédiée à Saint Michel. Son porche en bois est caractèristique. A l'intérieur l'autel doré date de 1621, on y voit aussi un beau christ du XVème siècle.
  • La collégiale Saint-Mexme
    Principal édifice religieux de Chinon jusqu’à la Révolution, la collégiale Saint-Mexme doit son origine à l’implantation d’un monastère par un disciple de saint Martin : saint Mexme, au Ve siècle. L’édifice, entièrement reconstruit à partir du 10e siècle, est agrandi et remanié jusqu’au XVe siècle et devient un vaste édifice de pèlerinage. Désaffecté à la Révolution, l’édifice n’est plus entretenu : l’écroulement du clocher du transept, en 1817, entraîne la ruine de la moitié orientale de l’édifice. Les parties subsistantes (massif occidental, nef centrale) sont alors transformées en école.

    Après le transfert de l’école au début des années 1980, d’importants travaux sont menés pour redonner à l’édifice son authenticité : ils ont révélés de nombreux fragments de peintures murales, exécutées entre le 11e et le 15e siècle.
  • L'église Saint-Etienne : Attesté dès le 11e siècle, l’édifice actuel est une reconstruction au 15e siècle, dans le style gothique flamboyant. Les grandes fenêtres du chœur sont ornées de beaux vitraux de la deuxième moitié du 19e siècle, représentant entre autres des scènes religieuses de l’histoire locale.
  • L'église Saint-Maurice : Unique église paroissiale de la Ville-Fort, l’église Saint-Maurice actuelle a été reconstruite à partir du 12e siècle, puis progressivement agrandi jusqu’au 16e siècle. Le vaisseau central de la nef ainsi que le chœur sont couverts de voûtes d’ogives bombées, de type « angevin », tandis que le bas-côté témoigne de la transition entre le gothique et la Renaissance, avec ses voûtes aux nervures complexes.
  • La chapelle Sainte-Radegonde : Mi-troglodyte, mi-construite, la chapelle a été aménagée autour de la sépulture d’un ermite, Jean de Chinon. Lieu de culte et de pèlerinage, la chapelle a fait l’objet de plusieurs campagnes de décor. La peinture murale la plus célèbre, récemment redécouverte, représente une « chasse royale », réalisée à la fin du 12e siècle.
  • Le Carrefour du puy des bans : Situé au coeur du quartier Saint-Etienne, ce carrefour possédait en son centre un puits, sur lequel les bans étaient proclamés. Deux maisons à pans encadrent le carrefour. Datant du XVeme siècle, elles témoignent de la vocation commerciale du quartier dès le Moyen-Age.
  • Le Grand Carroi : Carrefour principal de la Ville-Fort au Moyen Age. A son arrivée à Chinon en 1429, il est possible que Jeanne d'Arc ait été hébergée quelques jours dans une maison du Grand Carroi, dans l'attente d'être reçue par le roi au château.

Anecdotes : François Rabelais
François Rabelais, fils d’Antoine Rabelais avocat au siège de Chinon et sénéchal de Lerné, serait né à la Devinière, commune de Seuilly, à une lieue et demie de Chinon. On ne connaît pas l’année de sa naissance. Pour les uns, se basant sur un épitaphier du XVIIIè siècle, ce serait en 1483, pour d’autres, ce serait en 1494. Quoiqu’il en soit, la naissance de Rabelais coïncide avec l’entrée dans un monde nouveau, celui de la Renaissance, vaste mouvement culturel qui abandonne les valeurs médiévales liées à la féodalité et qui se caractérise par un renouveau des mentalisés, la découverte de l’Amérique et de nouveaux mondes grâce à l’ouverture des voies maritimes,
l’épanouissement humaniste, l’explosion des connaissances et e leur diffusion consécutives à la critique des théories des Anciens, à l’apparition dans les sciences de la méthode expérimentales, à la naissance de l’imprimerie.

Sa famille appartenait à cette bourgeoisie aisée qui pouvait bientôt prétendre accéder à la noblesse de robe, son père possédant plusieurs terres, maison à Chinon, métairie à Seuilly, maison noble à Chavigny – en – Vallée près d’Angers, et cette maison des champs, La Devinière, où Rabelais serait né. François était le dernier de quatre enfants : une fille et et trois garçons, et suivant la tradition, il était destiné à l’état ecclésiastique.

On ne sait rien de son enfance, ni de ses étude. D’après un document d’un siècle postérieure, il serait entré comme novice au couvent des Franciscains de la Baumette, près d’Angers. Le premier fait avéré est qu’en octobre 1520, il est moine au couvent des Cordeliers de Fontenay-le-Comte, en Vendée. Il va alors sur ses trente ou quarante ans.

A Fontenay-le-Comte, Rabelais se lie d’amitié avec un autre moine helléniste comme, Pierre Amy (ou Lamy) ; l’un et l’autre sont proches de Guillaume Budé, le plus éminent des humaniste français, conseiller et maître des requêtes de François Ier, et ils sont accueillis dans le cercle érudit d’André Tiraqueau, l’avocat hellénisant. Suite aux commentaires d’Erasme sur le texte grec des 2vangiles, la Sorbonne interdit l’étude du Grec en France et les supérieures de Rabelais et de Pierre Amy confisquent leurs livres de Grecs.

Rabelais parvient à rentrer en possession de ses ouvrages et obtient l’autorisation de rejoindre les Bénédictins de Maillezais, abbaye proche de Fontenay-le-Comte, dont l’abbé est Geoffroy d’Estissac, prélat humaniste dont il deviendra le secrétaire et le précepteur de son jeune neveu. Durant trois ans, il sera en contact avec de nombreux érudits et mènera une existence toute consacrée à l’étude et à la fréquentation de nombreux lettrés qui lui feront connaître de près le Poitou, province alors prospère et animée d’une vie intellectuelle intense.

En 1527, Rabelais quitte Maillezais pour une raison que l’on ignore encore et de 1528 à 1530, il séjourne à Paris où il a peut-être commencé des études de médecine. Peut être même a-t-il plutôt entrepris durant cette période la tournée des Universités françaises les plus réputées pour parfaire ses connaissances. Il a très vraisemblablement fréquenté les mêmes universités, mais non dans le même ordre, que celle qu’il fait fréquenter à Pantagruel, car il donne sur chacun des détails précis. Quoiqu’il en soit, le 17 septembre 1530, il s’inscrit à la Faculté de Médecine de Montpellier ; en novembre, il est reçu bachelier. Au printemps suivant, toujours à Montpellier, il commente les Aphorismes d’Hippocrate et l’Art médical de Galien.

En 1532, on le trouve installé à Lyon où, le 1er novembre, il est nommé médecin à l’Hôtel-Dieu et le 3, c’est la publication, sous le nom d’Alcofrubas Nasier (anagramme de François Rabelais), du Pantagruel, dont la parution coïncide volontairement avec la foire de la capital des Gaules. Si Rabelais a choisi Lyon, ce n’est par hasard : il est loin de la Sorbonne et de ses foudres ; il est dans une ville où, comme à Paris, il y a de nombreux imprimeurs et un cénacle d’humaniste ; la ville est rayonnante au plan économique et ses foires sont réputées et très fréquentées.

Le Pantagruel est condamné par la Sorbonne.

En janvier 1534, Rabelais quitte l’Hôtel-Dieu de Lyon et, en février, part pour Rome avec le cardinal Jean du Bellay qui l’a engagé comme médecin personnel, le cardinal étant chargé par François Ier d’une mission délicate auprès du pape Clément VII. En mai, c’est le retour à Lyon et probablement la publication de Gargantua, mis en vente en août à l’occasion de la foire. Toute fois, selon certains rabelaisants, cette publication du Gargantua a pu seulement être faite en mai 1535, après un séjour de quelques mois que fît Rabelais hors de Lyon, en Poitou..., après que des placards eurent été affichés à Paris et en Province, attaquant la messe
catholique en l’accusant d’idolâtrie.

La répression ecclésiastique et politique s’abat immédiatement. Accusé par la Sorbonne d’apostasie pour ses écrits et pour le fait qu’il ait abandonné son habit de moine, Rabelais prend le large et séjourne à plusieurs reprises à Rome avec le cardinal Jean du Bellay. Cette situation privilégiée lui permet d’obtenir un indult du pape Paul III, qui l’autorise à regagner un monastère bénédictin de son choix et à exercer la médecine sans pratiquer d’opérations chirurgicales. Il est rattaché à l’abbaye de Sain-Maur-des-Fossés, près de Paris, dont le cardinal du Bellay, devenu évêque de Paris, est également l’abbé.

Au printemps de 1537, Rabelais se rend à Montpellier pour y prendre le grade de docteur en médecine, qu’il obtient le 22 mai ; sa réputation médicale est grande ; il exerce durant tout l’été à Lyon, enseignant la médecine et pratiquant même une dissection fameuse rapportée par Etienne Dolet.

De 1537 à 1547, Rabelais voyage encore et toujours, en Italie surtout, dans le sillage de Guillaume du Bellay, gouverneur du Piémont, puis, à sa mort, dans celui de son frère, le cardinal.

En 1546, c’est la publication du Tiers Livre, avec privilège royal de François Ier, puis la condamnation par la Sorbonne qui conduit Rabelais, alors à Lyon, à se retirer à Metz, cille d’Empire (« ville libre »), où il résidera comme médecin de la ville jusqu’en juillet de l’année suivante. Il part alors à Rome avec le cardinale Jean du Bellay, dont il est le médecin, et c’est vraisemblablement sur le chemin du voyage qu’il confie à l’impression, à Lyon, onze chapitres du Quart Livre qui paraîtront en 1548. Violemment attaqué par la Sorbonne Rabelais est également traité d’impie par Calvin.

En 1552, avec l’appui du cardinal Odet de Châtillon, il obtient un privilège du roi Henri II pour rééditer ses œuvres ancienne et publier les nouvelles. En mars 1552, c’est la publication du Quart Livre, aussitôt censuré par la Sorbonne et interdit par le Parlement de Paris ; l’ouvrage est néanmoins remis en vente un mois plus tard.

En janvier 1553, Rabelais résilie ses cures de Meudon et de Saint-Christophe-du-Jambet, et début mars, il décède à Paris, en la paroisse Saint-Paul-des-Champs. Il laisse une œuvre inachevée : 1562 voit la publication de L’Isle Sonanate, qui rassemble seize chapitres du Cinquième Livre, alors qu’en 1564, l’ouvrage est publié dans son entier.

Voici donc résumée la vie de François Rabelais, moine puis curé, médecin, également naturaliste et juriste, un de nos plus grands humanistes et écrivains de la Renaissance, génie novateur qui a laissé une œuvre considérable, d’une richesse incomparable, dont la portée a ouvert la voie à la littérature et à la pensée modernes.

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