Le domaine du Lavardin en Vendomois, Uchronie des Royaumes Renaissants (1451 - ?)
 
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 [Baronnie RR] Bridoré

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LLyr di Maggio
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MessageSujet: [Baronnie RR] Bridoré   Lun 31 Déc - 17:46

Héraldisme
Fief seigneurial - baronnie RR
Description du Blason : -
Ancien nom : -
Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : -
Nom des habitants : Bridoréens, Bridoréennes
Seigneuries historiques :

Seigneuries RR octroyées :


Généralités historiques
Seigneurie des Le Meingre dits Boucicaut, maréchaux de France aux 14ème et 15ème, acquise vers 1475 par Imbert de Bastarnay, seigneur du Bouchage, érigée en marquisat en 1651 au profit de Pierre de Boursault.
Le château est à tort appelé château de Barbe-Bleue.

Architecture civile
Château** 14ème (MH) : châtelet flanqué d'une tour circulaire, basse cour entourée d'une enceinte bordée de logis, douves, donjon rectangulaire flanqué de 2 échauguettes et d'une tourelle d'escalier circulaire, ancienne chapelle.

Architecture sacrée
Eglise Saint-Roch* 15ème (IMH) : nef démolie, ch?ur de 2 travées et abside polygonale 15ème, façade remontée, crypte funéraire ; bas-relief 16ème (vision de saint Hubert), statue 16ème (st Roch).
Eglise Saint-Martin d'Oizay* 12ème (IMH) : nef charpentée, ch?ur en berceau, abside en cul-de-four, massif clocher carré.
Ancienne église de Saint-Martin-de-Cerçay 12ème (étable) : nef charpentée, choeur en berceau brisé, chevet plat.


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MessageSujet: Re: [Baronnie RR] Bridoré   Ven 9 Déc - 22:08

commune du canton et de
l'arrondissement de Loches, à 14 kilomètres de
Loches et à 54 de Tours. Brioderus vicus,
v n= siècle (Acta S. Austregisilii) Brolmm
Dore, Bruil Dore, xm" siècle (charte de Baugerais
et Cartulaire de l'archevéché de Tours).
Brueil Dore, 1363 (charte de l'archevêché de
Tours). Breuil Doré, 1454. Le Bridoré,
carte de Cassini. Bridore ad Andriam (H. de
Valois, Notit. gall.). Commune d'Oiia}]-
Cerçay-Bridoré, an VI.
Elle est bornée, à l'est, par l'Indre, qui la sépare
de la commune de la Chapelle-Saint-Ilippolyte
au sud, par Fléré-la-Bivière; au nord et à
l'ouest, par Verneuil-sur-Indre. Elle est traversée
par la route nalionale n" 143 de Tours à Clermont.
Elle a fait partie autrefois du canton du
Grand-Pressigny.
Les lieux, hameaux et villages suivants sont
compris dans son territoire La Bretinière (34
habit.), ancien fief. La Bertaudière (14 habit.).
La Chaise (12 habit.), ancien fief. Le Chéron,
lieu connu dès le xm« siècle. La Bourdinière
(10 habit.).- Les Deffants, ancienne propriété
des religieuses Viantaises de Beaulieu.
Les Ducs (17 habit.). La Chaperonnière, ancien
fief. Saint-Martin (65 habit.), ancienne
paroisse. Oizay-Cerçay (32 habit.). Rangé
(37 habit.), ancien fief. Les Vallées (30 habit.).
Le Puits (13 habit.). La Cocandrie, les
Coupillères, Launay, le Chêne, la Ditonnorie, la
Fontaine, la Cure, la Baillaudière, le Grand-
Cimetière, la Menarquerie, le Fourneau, Landinerie,
l'Ouele-du-Hateau, etc.
Avant la Révolution, le Bridoré était dans le
ressort de l'élection de Loches et faisait partie des
doyenné et archiprêtré de Loches et du grand-areliidiaconé
de Tours. En 1793, elle dépendait du
district de Loches.
En 1 700, la paroisse de Saint-Martin de Cerçay
fut réunie à celle du Bridoré.
Superficie cadastrale. 1454 hectares.
Le plan cadas'r'l, dreson par Alizon, a été terminé
le 1" février 1828.
Population. 189 feux en 1762. 370
habit, en 1801. 378 habit, en 1804. 409 habit.
en 1808. 403 habit. en (821. 389 habit.
54
BRI BRI
en 1831. 379 habit. en 1841. 365 habit. en
1851. – 429 habit. en 1861. 435 habit. en 1872.
– 42fl habit, en 1877.
Assemblée pour location de domestiques le
troisième dimanche d'août.
Bureau de posle de Verneuil. Perception
de Verneuil.
Nous avons dit ailleurs, contrairement à l'opi-
Dion de D. Bouquet, de Guadet et Taranne, Hadrien
de Valois et autres écrivains, que le Briotrois
cité par Grégoire de Tours, où saint Brice
construisit une égliso au v" siècle, ne pouvait être
regardé comme étant le Bridoré. (V. l'article Bléré,
p. 251.)
Bridoré se trouve indiqué dans une vie de saint
Outrille, écrite dans la première moitié du vu"
siècle et qui a été publiée par les Bollandistes
Erat lune procul ab urbe Bituriga, juxta
vicum Brioderum, puella adolescenlula
(Acta Sanctorum, t. V; Acta S. Auslregisilii,
ep. Bitur., p. 231.) Duns celte partie do la vie du
saint, où Bridoré est mentionné, il s'agit d'un miracle
accompli dans cette localité et qui a été rappelé
plusieurs sièclos après, par une inscription
et des sculptures placées an-dessus ce la porte
septentrionale de l'église collégiale do Châtillonsur-
Indre. L'inscription est ainsi conçue Sic
Austregilus Bridoris pmvolam (ou puellant)
doemone solvit.
On voit par ces indications que M. E. Mabille,
dans sa Notice sur les divisions territoriales de
l'ancienne province de Touraine, s'est trompé
en disant que cette localité ne pouvait guère remonter
au-delà de la fin du x' siècle, et qu'elle
s'est appelée Brolium Doré, du nom d'une famille
Doré, à laquelle elle aurait appartenu au
xiii" siècle. Il ci le, il est vrai, un Archambault
Doré, chanoine de Saint-Outrille de Châtillon,
qui avait, en 1244, une maison à peu de distance
du Bridoré, dans la paroisse de la Chapelle–
Saint-Hippolyte, mais il ne produit aucun texte
affirmant positivement que ce personnage ou un
autre de sa famille aient possédé le Brolium dont
il s'agit.
D'un autre côté, le même auteur prétend que le
Bridoré n'eut jamais le titre de paroisse. Cette
assertion est contredite par une foule de titres que
nous avons consultés. 11 n'en est pas un depuis
1675 au moin. qui ne donne le titre de paroisse
à cette localité. Nous la voyons d'ailleurs figurer,
en 1G48, dans le Pouillé de l'archevêché de
Tours, et en 1789-90, dans une liste offlciello des
paroisses composant le doyenné de Loches. Son
territoire, très-exigu, ne comprenait, outre le
bourg, que les fermes des Deffents et d'Oizay.
L'église, dédiée autrefois à saint Sean, est pincéo
maintenant sous le vocable de saint Roch.
Elle a été reconstruite au xve siècle, probablement
par la famille de Bastarnay. La cure était à
la présentation de l'archiprètré de Loches. Il y
avait, dans cette église, une chapelle dédiée à
saint Sébastien. C'était une propriété particulière.
Par acte du 27 juillet 1723, Louis de Bonnafault,
Éc, la vendit à Julien Aubry.
Un acte du 16 mars 1.175, concernant la cure,
donne à l'église cette qualification Église collégiale
de Monsieur saint Jean de Bridoré (Arch.
d'I.-el-L., liasse 58, cures). C'est le seul document,
à notre connaissance, qui attribue le titre de collégiale
à l'église de cette paroisse.
Le savant Mabillon est très-porté à croire qu'au
vi1 siècle il y avait un monastère à Cerçay, ou
Saint-llartin de Cerçay (qui fait partie maintenant
de la paroisse du Bridoré). Un nommé Martin,
aux pieds duquel saint Cybar viut se jeter pour
obtenir la faveur d'être recu au nombre de ses
religieux, était alors abbé de ce monastère. Magna
suspicio mihi est, dit Mabillon, vicum illum
haud nominalum, in quo monasterium ejus
situm eral, Sedaciacum esse forte locum illum
qui modo vernacule S. Martin de Sarsey vocalur.
Les registres d'état-civil du Bridoré commencent
en 1620.
Cuhés Du BridoiuL Georges Rouy, 1575.
Georges Bcrthault, chanoine et sacristain de
l'église collégiale de Montrésor, 1575. Maurice
Giron, 1589. Jehan Laboureau, 1589-90.
François Sourdefour, 1625. -Jean Moreau, 1647. –
François Delaunay, 1689. Pierre Douard, 1695-
99. Jean-Baptisto-Louis Le Roy, 1739.
Louis Pottier, chapelain de la chapelle de Manny,
paroisse d'Azay-sur-Cher, 1744. Pierre Potet,
1776,-1785. Cyr-Pierre Séverin, 1786-90.
Daguindeau, curé constitutionnel, 1793. Prévault,
1802. Guilhcn, 1807. Maumain,
1876, actuellement en fonctions (1878).
Dufour, dans son Dictionnaire de l'arrondissement
de Loches, t. IBr, p. 188, se trompe en
disantque le Bridoré était une baronnie. La même
erreur se trouve dans le Tableau de la oénéralilé
de Tours, t762 (manuscri!1212 de la bibliothèque
de Tours). Nous voyons dans un acte de prise
de possession par Pierre de Boursault, en date du
29 septembre 1651, que cette terre avait été érigée
en marquisat, sous le nom de Viantais, mais nous
n'avons pu découvrir les lettres patentes consacrant
l'érection.
Le Bridoré, simple chàtellenie avant d'être marquisat,
relevait delà baronnie cluGrand-Pressigny
à foi et hommage-lige. Dans un aveu rendu vers
1740, à Étienne-Pierre Masson de Maison-Bouge,
baron du Grand-Pressigny, il est dit que le seigneur
avait « les droits de guet et de garde au
« château, de maladrerie, do prévôté, de faire
« prendre les malfaiteurs, constituer prisonniers,
« faire leur procès, les condamner à pendre et
« étrangler, ardoyer, noyer et bruler, et les autres
« condamner en l'amende arbitraire et coultu-
« mioro, suivant los exigences du cas; et le droit
« do justice patibulaire à quatre piliers, liens de-
« dans et dehors et quatre pommelles par le
a dessus. »
BRI BRI
Les habitants d'Oizay, de Saint-Martin de Cerçay
et de la Chapelle Saint-Hippolyto, devaient le
guet et la garde au château. Les fiefs de Rigny,
de Villedomain, de la Mardelle et de Rouvray,
relevaient de Hridoré.
Aux xnie et xive siècles, les seigneurs du Bridoré
possédaient le fief de Rangé, qui relevait de
l'archevêque de Tours à foi et hommage-lige et un
cierge de service. Maan désigne à tort ce fief sous
le nom de Bugy; Salmon et Dufour se sont également
trompés en écrivaut, le premier, Rougi,
dans ses Notes sur quelques manuscrits concernant
la Touraine; le second, Bugi, dans son
Dictionnaire de l'arrondissement de Loches.
Dans les anciens titres ce nom est écrit Rengy,
ou Renge.
A cause de ce domaine, le seigneur du Bridoré
était tenu d'assister au sacre de l'archevêque de
Tours. Il devait, pendant cette cérémonie, remplir
les fonctions d'huissier près du prélat et lui servir
de l'eau. Il recevait, pour ce devoir, l'aiguière
d'argent dont il avait fait usage.
SEIGNEURSdu Bkidobé.
I. Josbert de Sainte-Maure, premierseigneur
connu, figure dans des chartes de l'abbaye do
Baugerais au xme siècle. Il était fils de Guillaume
de Sainte-Maure, seigneur de Prossigny, et
d'Avoye de Sainte-Maure. Il vivait encore en 1245.
Il. Renaud do Pressigny, chev., maréchal de
France, seigneur du Bridoré, de Rangé et de la
Bretinière, fit le voyage d'Afrique avec le roi saint
Louis en 1270.
III. Godemar de Linières, chev., seigneur du
Bridoré et de Rangé, vivant en 1330, épousa, en
premières noces, Agnès de Sancerre, et, en secondes
noces, Marguerite de Pressigny, fille de
Renaud de Pressigny. Il eut, du premier mariage,
Jean de Linières, seigneur de Méréville, et Agnès,
femme de Guillaume de la Châtre; du second
mariage, Godemar de Linières, deuxième du nom, 1
Jean, évêque de Viviers; Isabeau, femme du sieur
de Chàteauneuf; Florie, qui épousa Jean le
Meingro, dit Boucicaut.
IV. Jean le Meingre, dit Boucicaut, maréchal
de Franco, lieuteûant-général au gouvernement
do Touraine, seigneur du Bridoré, de la Bretinièro
et d'Élableaux, du chef de sa femme, né à
Tours vers 1310, mourut à Dijon en mars 1368.
Son corps, transporté à Tours, fut inhumé dans la
collégiale de Saint-Martin. Sa femme, décédée
vers 1406, eut sa sépulture dans la même église.
Jean le Meingre laissa trois enfants 1" Jean le
Meiugre, deuxième du nom, comte de Beaufort;
2° Geoffroy, dont nous parlerons plus loin;
3° Oudart le Meingre, maitre d'hôtel de la reine,
capitaine de la Tour-d,>-Villoneuve-le-Roi.
V. Maurice ilauvinct, cUov., fut seigneur du
Bridoré par suito de son mariage avec Florie de
Linières, veuve de Jean le Meingre. Il mourut
vers 1375.
VI. Après la mort de Florie de Linières, décédée
au Bridoré vers 1406, cette terre passa aux
mains de Jean de la Rivière, chev., et d'Ermesinde
de Doulton, sa femme.
VII. Jean de la Rivière, chev., seigneur du
Bridoré et de la Bretinière, vendit ces domaines à
Jean lo Moingre.
VIII. Jean le Meingre, dit Boucicaut, deuxième
du nom, comte de Beaufort, vicomte de Turenne
et seigneur do la Bourdaisière, maréchal de
France, né à Tours en 1366, mourut au château
d'Esbeck, en Angleterre en 1421. Il avait épousé
Antoinette de Beaufort, fille de Raymond de Beaufort,
vicomte de Turenne. De ce mariage naquit
un fils, Jean, qui fut tué à la bataille d'Azincourt.
IX. Geoffroy la Meingre, dit Boucicaut,
frère du précédent, seigneur du Bridoré, d'Étableaux,
du Luc, de Roquebrune et de Bulbone,
chambellan du roi et gouverneur du Dauphiné,
épousa, en premières noces, Constance de Saluces,
et, en secondes noces (le 21 février 1421), Isabeau
de Poitiers, fille de Louis de Poitiers, seigneur de
Saint-Vallier, et de Catherine de Giac. Il eut
deux enfants de ce mariage Jean et Louis le
Meingro.
X. Claude de Chàteaunouf, chev., possédait
une partie de la terre du Bridoré en 1462-63.
XI. Jean le Moingre, dit Boucicaut, troisième
du nom, chev., seigneur do l'Ile-Savoyé, et son
frère, Louis le Meingre, possédaient la terre du
Bridoré en 1463. A cette époque, ils plaidaient,
au sujet de ce domaine, contre Claude de Châteauneuf
et sa femme, Jeanne de Bermond, dame
du Cayla. Jean le Meingre mourut sans enfants.
Son frère vendit le Bridoré au suivant, vers 1475.
XII. – Imbert de Bastarnay, comte de Fezensac,
baron du Bouchage et d'Authon, seigneur de
Montrésor, du Bridoré, de Moulins, en Berry,
ambassadeur en Espagne et chambellan du roi,
était fils d'Antoine de Bastarnay et de Catherine
Gastonne. Il mourut le 12 mai 1523 et fut inhumé
dans l'église de Montrésor. De son mariage, contracté
lo 2 août 1511, avec Georgette de Montchenu,
fille de Falcon de Montchenu, seigneur de
Châleauneuf, et de Galaure du Bouchage, il eut
Jean, mort en bas âge; Jeanne, mariée à Jean de
Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, et François,
baron du Bouchage et d'Authon, seigneur du
Bridoré, qui épousa, le 19 mai 1502, Françoise de
Maillé, fille de François de Maillé et de Marie de
Rohan, et en eut deux enfants René, qui suit, et
Anne, mariée en 1536, à Jean de Daillon, comte
du Lude, sénéchal d'Anjou. François de Bastarnay
mourut le 9 novembre 1513.
XIII. René de Bastarnay, comte du Bouchage,
baron d'Authon, seigneur du Bridoré, de Montrésor,
Saint-Michel, etc., né le 9 octobre 1513,
mourut au moi» de unumbre li80. Il avait
épousé, en 1531, Isabeau de Savoie, fille de René,
bâtard de Savoie, et d'Anne de Lascaris. De ce
mariage sont issus Claude, comte du Bouchage,
BRI BRI
baron d'Authon, gouverneur du Mont-Saint-Michel,
né le 27 septembre 1544, décédé sans enfants
le 18 novembre 1567; – René, né le 11 seplemhre
1549, mort on bas âge; Françoise, mariée
à François d'Ailly, chev., vidame d'Amiens,
seigneur de la Mairie; Marie, née le 27 août
1539, femme de Guillaume, vicomte de Joyeuse,
morte en 1592; Jeanne, née le 15 décembre
1540, mariée à Bernard de Nogarot do la Valette,
amiral de France; Henrie, néa le 26 janvier
1542; Gabrielle, née le 11 mars 1546, mariée
le 15 janvier 1570 à Gaspard de la Châtre, seigneur
de Nançay, gentilhomme ordinaire de la
chambre du roi, fils de Joachim de la Châtre, seigneur
de Nançay, capitaine de la Grosse-Tour de
Bourges, et de Françoise Foucher de Thényos.
XIV. -Gabrielle de Bastarnay, dame du Bridoré,
par suite d'un partage qui fut fait en 1593,
rendit hommage au baron du Grand-Pressigny
le 19 juin 15S9. Son mari était mort le 20 novembre
1576, des suites d'une blessure qu'il avait
reçue au combat de Dreux. Il laissa quatre enfants
1° Henri, qui suit; 2° Madeleine-Marguerite,
mariée, en premières noces, à Charles (le
Châtillon, seigneur d'Argenton; et, en secondes
noces, à Henri, vicomte de Bourdeilles, baron
d'Archiac et de la Tour-Blanche, gouverneur et
sénéchal du Périgord, décédé le 14 mars
1641; – 3° Louise, femme, en premières noces,
de Louis de Voisins, baron d'Ambres, vicomte de
Lautrec, gouverneur de Lavaur; et en secondes
noces, de Martin du Bellay, prince d'Yvetot;
4° Gasparde, née en 1577, mariée, en 1002, à Jac-
(lues-Auguste de Thou, baron de Meslay, président
à mortier au Parlement de Paris, décédé le
17 mai 1617.
XV. – Henri de la Châtre, comte de Nançay,
seigneur du Bridoré et de Sigonneau, maréchal
des camps et armées du roi, bailli et capitaine du
château de Gien, rendit aveu pour la terre du
Bridoré le 13 avril 1617. Par lettres patentes de
juin 1609, enregistrées la 3 mars 1610, les chàtellenies
de Nançay, de Neuvy et de Sigonneau, en
lierry, furent érigées en comté en sa faveur sous
lu nom de Nançay. Il épousa, on premières noces,
Marie da la Guesle, fille de Jacques de la Guesle,
seigneur de Laureau, procureur général au Parlement
de Paris, et de Marie de Rouville; et, en
secondes noces, Gasparde Mitte de Miolans de
Chevrieres. Du premier lit il eut Edme de la
Châtre, qui suit.
XVI. – Edme de la Chaire, comte de Nançay,
maîlro de la garde-robe du roi, colonel-général
des Suisses et Grisons en 1G43. Il se distingua à
la bataille de Nordlingon, en Allemagne, où il fut
fait prisonnier. Il mourut le 3 septembre 1045.
Le 10 mai 1632, il avait épousé Françoise do Cugnac,
fille de François de Cugnac, marquis de
Dampierro, lieutenant-général au gouvernement
d'Orléans, et de Gabrielle Pupillon du ltiau. De
ce mariage sont issus Louis, comte de Nançay,
mestre de camp de cavalerie, tué en Afrique, près
de Gigery, en 1664; et Louise-Antoinette-Thérèse,
mariée, en 1663, à Louis de Crevant d'Humières,
duc d'Humières, maréchal et grandmaître
de l'artillerie de France. Par acte des
18 avril et mai 1641, Edme de la Châtre avait
vendu la terre du Bridoré au suivant.
XVII. Charles de Boursault, marquis de Viantais,
seigneur du Bridoré, de la Roche, de Boissemé,
etc., gentilhomme ordinaire de la chambre
du roi,'prit possession de la terre du Bridoré le
10 juin 1641. Le 2 août de la même année il
rendit aveu, pour la même terre, au baron du
Grand-Pressigny.
XVIII. Pierre de Boursault, marquis de Viantais,
seigneur du Bridoré, de Villecuit et de la
Roche, prit possession de la terre du Bridoré le
29 septembre 1651. Il rendit aveu pour co domaine
le 5 avril 1654.
XIX. Anne-Louise du Boursault, fille d'honneur
de la princesse de Conti, possédait la terre
du Bridoré en 1704. Le 14 juin de cette année,
elle acheta d'André Carreau, sieur des Jolletières,
le moulin des Bordes, situé dans la paroisse de la
Chapelle-Saint-Hippolyte. Par acto du 10 avril
1117, elle vendit les terres du Bridoré, de Villecuit
et de la Roche, aux religieuses Viantaises de
Beaulieu.
XX. – Marie-Anne Bertrand de la Bazinière,
dame de la baronnie du Grand-Pressiguy et
femme de Claude Dreux, comte de Nancré, lieutenant-
général des arméos du roi, exerça le retrait
féojal en ce qui concernait la terre du Bridoré.
Elle fit procéder à une expertise, et, le 15 février
1718, elle prit possession du domaine. Mais par
la suite, il y eut une transaction entre elle et les
religieuses Viantaises et celles-ci reprirent le Bridoré,
quelles possédèrent ensuite jusqu'à la Révolution.
Le château était une des plus importantes forteresses
de la contrée. Charles VII en 1454, Charles
VIII en 1489, et François 1" en 1521, y ont
résidé pendant quelques jours.
Maihes Du BiuiioitÉ. – Estewan, 1790. Julien
Bodard, 29 décembre 1807, 14 décembre 1812,
2 janvier 1826. Pierre Leclorc, 4 décuinbra
1834, 5 juin IS37, juin 1840, 4 juillet 1846.
Budard, 1852. Loclcrc, 18(12. Théophile Durand,
mni 1671. Antoine Rousseau, octobre
1876. Théophile Durand, janvier 1878.
Arch. d'I.-et-L., titres des Viantaises de Beaulieu, B,
1 E, 97, 135; 0,28; Biens nationaux. -Bibl. de Tours,
fonds Salmon, titres de l'archevêché de Tours, TH.– Jiôlê
des fiefs de Touraine. Cartulaire de l'archevêché de
Tours. D. Housseau, IX, 3945; XVIII. – La Roque
Hist. de la maison de Harcourt, I, 910, 911. Annal.
Bened. 1, liv. VII, 180. Tableau de la généralité de
Tours (manuscrit), p. 286. Godefroy,Hist. du maré~
chai de Boucicaut, 430. – Conférence de la rédaction
de la coutume de Touraine, 480. Bollaml. Acta Sanctorum,
V, 231. Dufour, Diction. de l'arrondissement de
Loches, 1, 189ét ouiv. La Cttesnaye-des-Boiset Badier,
BRI BRI
Diction. de la noblesse,il, 482-83. – DoMarolles, Hist. des
comtes d Anjou,ï' partie, 32. – A. Jacobs, Qéagr. de Grégoire
de Tours, 98. E. Mabille,Notice sur les divisions
territoriales de l'ancienne province de Touraine, 29,
P. Anselme, Hist. généal. de la maison de France, Il,
200. 202 VI, 3:9, 753-5.1-55 VII, 3G8– Mém. de la Soc.
archéol. de Tour., IV, 70 IX, i8S X, 54-5S. – Bulletin
de la Soc. arcMol. de Tour., (1874), p. 25. Chalmel,
Hist. de Tour. III, 202-203. -Maan, S. et metrop. ecclesia
Taronmsis, 150, 187. A. Joanne, Géographie d'Indreet-
Loire, 95. – Annuaire-Almanach d'Indre-et-Loire
(1877), 61. –Mém. de Castelnau, 11,519.– La Thaumaseière,
Ilist. de Berry, 838-59. -Expilly, Diction. der
Gaules et de la France, I, 79o. Pouillé de l'archevd
chéde Tours (HH8), p. 40.
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